


EP "DEMAIN PROMIS J'ARRÊTE (2011)
Sortie en digital chez Believe, accompagné de 7 clips.
- Playlist France Inter, FIP, Le Mouv", Radio Néo avec les titres "Paris", "Petit Con" et "Royal
- 400 000 vues pour le clip "Les p'tits seins"
- Emissions radio : Taratata, Les Affranchis, Le Pont des Artistes, Sous les Etoiles Exactement, Rendez-vous à l'Hotel, l'Elephant Effervescent, La bande passante...
Quelques notes de piano-bar. Une lueur dans les yeux et des sourires aux coins des lèvres. Le cabaret est plein. L’œil de Vincha pétille. Dans un décor intime et lumineux, il parle de la vie, du bon vin et des femmes. Au premier rang, l’une d’entre elles se laisse porter par les rimes infiniment touchantes du jeune chanteur, béret vissé sur le crâne, voyageur singulier qu’elle connaissait déjà. La scène est belle. Simple et humaine, franche et sans chichis. Vincha déroule, met des mots qui touchent sur des scènes qui bousculent. Parle vrai sans mentir de moments bouleversants. Image le réel et fait rêver les gens. Fait naître l’invisible des petits sentiments. Le tout en quelques notes.
Sur l’échiquier des mélomanes français, Vincha prendra la place du fou, traversant sur un fil la diagonale des genres, du rap à la chanson. Fan inconditionnel de rap français, depuis l’époque des mixtapes (label Time Bomb, La Cliqua, 2bal 2neg), l’artiste raconte un quotidien pluriel, tiraillé entre l’envie de vivre à deux et le désir de conquérir le monde. Un idéal conquis en plusieurs étapes : dès son plus jeune âge, Vincha se met au piano et apprend rapidement les mécanismes qui le conduisent à composer ses premières mélodies. Les années suivantes confirmeront le talent de musicien du jeune homme qui, entre les années passées sur les bancs de la fac, voyage allègrement. L’Asie, l’Afrique, l’Amérique du Sud : les destinations s’enchaînent et lui inspirent son premier nom de scène, Vincha Backpacker, projet solo lancé via le Web avec le renfort d’une armée de clippeurs. Nous sommes en 1998. L'équipe de France gagne la Coupe du monde, et les soirées parisiennes du chanteur s’intensifient, arrosées jusqu’à l’aube, entre les flirts et les éclats de rire, qui viendront nourrir ses textes. Au fil des années, la carrière de ce musicien atypique et inspiré se solidifie.
De ses années hip-hop, il conservera la finesse d’écriture, les métaphores percutantes, les images incisives. « Il n’y a rien d’abstrait dans mes morceaux. On parlera de réalisme ironique », explique l’intéressé. Magnifié par des mélodies propres à la chanson française, les textes de Vincha font écho à une génération désorientée mais volontaire, à la recherche d’un idéal compris entre l’épanouissement personnel et le partage des émotions. Un discours engageant porté sur scène avec son ami DJ, Son Of A Picth. Ensemble, ils accumulent les concerts, montent sur scène une centaine de fois, entre l’Angleterre, l’Italie et la France, du Café de la Danse au Printemps de Bourges (Découvertes 2012), jusqu’à l’été 2012. « Nous avons joué dans des squats à Montreuil, à Cuba pour la fête de la musique, à Bagnolet ou en Mayenne. Le voyage fait partie intégrante de notre identité ». Depuis, Vincha poursuit son chemin avec deux musiciens multi-instrumentistes : Victor Belin et Raphael Auclair, qui jongle entre la guitare, la basse, les trompettes, le thérémine, les percussions et pleins d'autres petits objets insolites et rigolos, qui prennent sur scène une dimension surprenante.
De cette trajectoire originale, une rencontre sortira du lot. Tom Fire, producteur multicartes, tombe sous le charme de l’univers fantasque de Vincha et le contacte pour lui ouvrir les portes de son studio. A deux, ils composent un premier EP, Demain promis j’arrête (en playlist sur Le Mouv’, France Inter, etc.) puis un second, Ma Chance (titre éponyme présent sur le disque), profondément ancré dans son époque, à paraître en janvier 2013, sur lequel participent notamment Sanseverino (guitare) et Stéphane Belmondo (Trompettes). De C’est toi, déclaration d’amour sans équivoque, premier single de ce nouvel EP, à paraître fin octobre, au titre Mon fils, morceau intime dans la peau d’un futur papa, dont la représentation sur scène interpelle par son intensité, ces nouvelles chansons étonnent, émeuvent, font sourire et rire sans jamais ennuyer. « Je me sens privilégié de vivre de ma musique, précise Vincha. C’est ça, ma chance ». Un bonheur communicatif, partout en France, au fil des salles que le funambule s’approprie. D’ailleurs, lorsque vous l'y croiserez, demandez-lui une bière plutôt que l’heure qu’il est. Avec sa gouaille de Parigo, il l'offrira cul sec.





Paris
Allez j'te claque la bise, et puis même 4 par gourmandise
On parlera de la foi, de la crise, et de la crise de foie
Le gras, l'excès de blanc, nos friandises, le temps qui file
J'agiterai mes grands bras, on réinventera les vices
Hey, t'as cru que quoi ? Que j'parlais pas la france?
Mais non, j'suis pas bourré, j'viens juste d'inventer un pas de danse
Hey les gars, franchement j'vous aime, hein les gars
Oups, j'viens de tacher le canap', demain j'irai à ikéa
Quelle heure il a déjà, moi pas lire les aiguilles
Une rétine vers le bas, et puis l'autre fixé vers la lune
Si j'ai une mauvaise mine, mais non j'suis pas fatigué!
Rien à voir avec le gin, moi quasi à geint et même pas tisé
Et puis viens on s'en fout, ou du moins vient on l'dit
On boit un peu trop de vin, mais du moins bien on l'vit
L'envie ça va ça vient, l'eau de vie ça vide ça bien,
Tandis que la vie nous avachit, on chante le même refrain
Paris c'est pas assez beau pour boire que de l'eau
Paris c'est trop dur sans une bonne biture
Parie que j'tiendrai jusqu'au premier métro
(bis)
Mais non, j'suis pas rincé, et si j'mélange les mots, dis toi qu'c'est de la poésie
Je m'enmele les pinceaux dans mes idéaux
Mon polo c'est un arc en ciel, y a toutes les couleurs des coktails
Et si tu l'presses, y a à boire pour une semaine
Mais j'tiens debout comme un marin, prends ma main, allons danser
J'ai pas un sous pour un verre mais dans les airs j'te ferai voltiger.
Et au matin, dévalonant les avenues vides on verra p'tetre la neige
Avant qu'les rues soient grises et que reprenne le manege, on chantera
Paris c'est pas assez beau pour boire que de l'eau
Paris c'est trop dur sans une bonne biture
Parie que j'tiendrai jusqu'au premier métro
(bis)
Les p'tits seins
On les tiens à une main, on les cache à 4 doigts
Ils te regardent droit les p'tits seins
Ils savent être discrets, se faire désirer des distraits
Ils n'ont pas l'égo surdimentionné
Pendant l'adolescence, ils étaient un fardeau
Un sein qui ne croît pas, c'est un "seinlop" !
Leur revanche ils l'auront, quand les autres tomberont
Ils arboreront leur beau rond et pointeront leurs têtons
Les petits seins c'est joli... Ohhhhhh oui !
Les petits seins c'est sympa... C'est ça...
(bis)
Les petits seins c'est sympa, j'ose meme dire que c'es mieux
Quand ta nana te parle, tu la regardes dans les yeux
Ca énerve ni ta mère, ni ta meilleur amie
Qui trouve ça "trop mimi cette minuscule poitrine"
Les p'tits seins c'est nostalgique, ça rappelle le préau
Quand tu n'distinguais pas les filles des gars à leurs pectoraux
Ca évite les bastons quand le soir les marins ont bu trop de picon et réclament leur câlin
Les petits seins c'est joli... Ohhhhhh oui !
Les petits seins c'est sympa... C'est ça...
(bis)
Les filles, y a pas de quoi rougir de vos petites collines
Tant qu'y a des petites combines pour les faire frétiller, le reste c'est des broutilles
Arrêtez de lire les magasines, stupides, débiles
On résume le coup d'une nuit à un tour de poitrine
Jalousez pas les vallées de silicones, les dômes, les pyramides
Les petits seins c'est plein de vitamines, c'est des clémentines
On les tiens à une main, on les cache à quatre doigts
Ils te regardent droits les petits seins
Les petits seins c'est joli... Ohhhhhh oui !
Les petits seins c'est sympa... C'est ça...
(bis)
Petit Con
P'tit con veut devenir grand en dix secondes
Il a pas l'temps et prétend être le maître du monde
P'tit con écrit des lettres sur les murs de la mairie
Il emmerde le maire et même un jour il lui a dit
P'tit con est tantôt p'tit branleur, tantôt p'tite caille
Une crête sur le crane et tout l'attirail, il crâne
Il gravite les échelons : deal de billes, deal de savons
Tranquille, il s'imagine avec dix filles dans son salon
Ca, c'est dans sa tête, pour l'instant p'tit con n'a qu'sa main
Ses mythos, ses baratins, ses revues planqués sous le coussin
Pleins de pleins de p'tites copines, rien au loin d'une petite copine
Pile pile poil dix centimètres fait sa pine.
Il la mesure chaque matin, et note tout dans un calepin
Mais ne dit rien à ses copains, ce serait la honte ultime
Il plane comme Aladin et cherche encore la lampe
Mais dans le désert francilien, nulle part où poser sa tente
C'est qu'un petit con
Rien qu'un petit con
(bis)
P'tit con veut devenir grand en quatre saisons
Il a mis l'blouson, fume du chichon et matte des nichons
P'tit con part en expédition à la patinoire
Pour faire des croches pattes et provoquer des bagarres
A
la sortie il drague, il offre un grec à Jennifer
La maîtresse lui met une colle, il s'en cogne le cul par terre
Mais comme Jennifer veut pas lâcher le number,
Elle se retrouve avec pleins d'oignons et de frites sur son pull over
P'tit
con lance des oeufs depuis l'toit de sa maison
Quoiqu'il dise, quoiqu'il fasse, il a toujours raison
P'tit con est un gosse-beau, c'est p'têtre pour ça qu'il est p'tit con
Même quand il fait le trublion, la maîtresse le trouve mignon
Il
recopie chaque matin les devoirs faits pas un copain
Et revend des part de tarte tatin préparées par maman
Si elle savait c'qu'il fume et c'qu'il boit derrière le chêne
Elle arrêterait de l'alimenter jusqu'à ce qu'il dise "maman je t'aime"
C'est qu'un petit con
Rien qu'un petit con
(bis)
Royal
Ce matin, princesse, je veux être le Roi
Je veux vous voir rougir et agiter les bras
Je veux être un pacha, un gros machin tout mou
Ne pas bouger un pouce et ne pas tordre un genoux
Je vous veux à mon aise, princesse
Répondre à mes caprices d'actrices
M'amener sur un plateau des délices de pistaches
Puis m'tailler la moustache en me chantant du Janis
Apportez moi une couronne princesse
Une canne avec un bout d'or de Meknes
Je veux depuis ma fenêtre, vue sur le marché de Barbes, crier
"Parisiens, parisiennes, je vous ai compris"
Ce matin, princesse, faisons de notre chambre
Un royaume d'ivresse à la barbe des normes
C'est un ordre divin : "Descendez plus bas
et faites de moi le plus fou des rois".
Le Roi est mort, il a la gueule de bois
Alors vive le Roi et pourvu qu'elle le soigne
J'ai pas besoin de cour, princesse, pas besoin de beaux discours, de questions
Veux tu m'apporter tout ce qu'il me plait
Et me délester du poids de la journée,
Qui sera royale, placé sous le signe des doigts de pieds en éventail
Allez cours princesse, ça te changera
Ca te raffermira tes fesses un peu plates
Cours princesse, fais de moi ton chef
Je ferai de toi la reine de Barbes
Craque moi les os, masse moi le dos,
Embrasse moi la peau, tandis que je dors
Ce matin, princesse, je veux être le roi
Le plus fainéant de toute l'histoire
Demain promis j'arrête
Je respire enfin libre, enfin ivre de vie
Je l'expire, je l'exprime, je l'expulse, je le crie : "ahhhhhhh!"
"mais qu'est ce qui s'passe?
J'ai quitté mon taf ! (X2)
J'te raconte mon histoire, je cherchais un plan pépère
Pour arrondir mes fins d'mois entre deux, trois concerts
Car les Assedics avaient cramées (cramées)
Que j'partais trois mois dans l'année et m'avaient radiées
Alors j'avais remanié mon CV sans queue ni tête
Et fait une gueule sérieuse avec une tronche de cake
Coupe au bol, regard vitreux, chemise cravatte
manquait plus qu'm'acheter des sbates et un peu de laque
J'avais écrit une lettre de démotivation complète
Du style, mec honnête qu'aime les pépettes, la compète
Le parfait employé, meme pas syndiqué
Prêt à s'aliéner sans étés ni restos tickets
Donc restait plus qu'à cliquer, cliquer
De site en site, assis dans mon canapé
Cordialement, avec mes salutations distinguées
Je me permet de postuler pour me faire entuber
Demain, promis, j'arrête de travailler
Ca m'rend aigri et puis fou à lier
Demain, promis, j'me paie au chapeau
Et dans 30 ans j'm'achête un chateau (X2)
A force de chercher toutpart, dans des boites pourave
J'ai fini par décrocher une place dans un bar ‡ trave
Et j'me disais : puisque c'est la disette et l'chomage
J'dois pas m'plaindre et ‡ 2 mains prendre mon courage
Et j'y allais chaque soir, entre métro blanche et pigalle
Servir du champagne ‡ des hommes d'affaires pleins d'dalle
Ambiance malsaine, entre 2 pintes de bière j'priai l'ciel, une clope au bec, pour qu'il me trouve un petit label
Mais j'enchainais les ptits bars et les ptites salles
en lavant des verres pour maintenir le bide stable
J'attendais la fin du CDD sagement, pour pouvoir faire enfin de la musique ‡ plein temps
En attendant j'me plains pas non
J'pourrai etre à Melun
Posté sur l'marché à vendre des melons à des mamans
J'pourrai être en chine enchainer 3 tafs sans broncher
Ou bien à la chaine à trier des paquets d'suchis
Demain, promis, j'arrête de travailler
Ca m'rend aigri et puis fou à lier
Demain, promis, j'me paie au chapeau
Et dans 30 ans j'm'achête un chateau (X2)
Mais l'pire dans tout ça c'est le patron, pas con
Fier comme un I et droit comme un baton
Qu'il m'paierait même pas un taco, salop
qu'il m'donnerait pas un samedi, pardi
Tampis, au début j'm'accroche et ferme ma gueule
J'rigole à ses blagues pas drôle et puis j'raye sa bagnole
Le nez pleins de keko, un kéké, pas beau
Qu'a compris comment coller l'sale boulot ‡ des togolais
Et puis c'est le chutte, le tobogan, la fuite
On s'esquive, on s'insulte, on s'evite on s'etripe
J'multiplie les gaffe, j'esquive les taches
J'accumule les tares, il veut que j'dégage
La vaisselle se casse et la caisse se vide
L'évier devient salle et le bar vire au squat
J'ramene tous mes potes, j'leur paie des shots
Jusqu'au jour où j'claque la porte
Demain, promis, j'arrête de travailler
Ca m'rend aigri et puis fou à lier
Demain, promis, j'me paie au chapeau
Et dans 30 ans j'm'achête un chateau (X2)